MÉDIAS

La galerie de Thorigny ouvre ses portes aux artistes hors-cadres, hors-formats et hors-frontières. Répensée par Esma Derdour, la galerie de Thorigny présente au public des oeuvres à penser, à admirer et à vivre, à ramener chez soi ou à offrir.

Nous voyons le rapprochement entre l’art contemporain et la musique comme une inter-stimulation enrichissante. 
Avec cette nouvelle collaboration, la galerie de Thorigny passe de lieu d’exposition à lieu de création pour mettre en avant deux artistes, dont une sculptrice, Delphine Zingg et un musicien Mourad Moox. Ce dernier élabore un rythme sonore en y incorporant les bruits produits des gestes quotidiens du processus de création du « Pavé » de Delphine Zingg. 
D’univers différents et avec une créativité débordante, cette collaboration innovante et dynamique a donné naissance à un projet convivial  : « RTT ».

La galerie de Thorigny ouvre ses portes aux artistes hors-cadres, hors-formats et hors-frontières. Répensée par Esma Derdour, la galerie de Thorigny présente au public des oeuvres à penser, à admirer et à vivre, à ramener chez soi ou à offrir.

On vous propose une vidéo intimiste de l’artiste, où nous plongeons dans son quotidien de création où il revient sur l’utilisation d’éléments orientaux uniques sur ses toiles en soie, synonyme de chair pour lui. Il évoque également l’attention qu’il consacre aux détails et l’importance des choix des couleurs symbolisant l’âme de ses créations. L’artiste revient également sur sa vie d’avant en tant que créateur de mode reconnu dans son pays d’origine et les raisons qui l’ont poussées à revenir à son amour de toujours, l’Art.

La galerie de Thorigny ouvre ses portes aux artistes hors-cadres, hors-formats et hors-frontières. Répensée par Esma Derdour, la galerie de Thorigny présente au public des oeuvres à penser, à admirer et à vivre, à ramener chez soi ou à offrir.

La galerie de Thorigny, vous propose quelques minutes en immersion dans le processus de création d’une œuvre l0m de l’artiste japonaise Rina MARUYAMA. Avec sa personnalité discrète et son parcourt si touchant, nous avons été éblouis par ses corps nus gorgés de lumière qui arborent fièrement une féminité décomplexée et des formes assumées. 

PRÉFACE DE L’EXPOSTION 

RENAISSANCE D'UNE FEMME  

Rina MARUYAMA

 
« Corps de ciel, corps en apesanteur, corps-univers. Jeune artiste venue du Japon, Rina Maruyana, parisienne d’adoption, propose une très riche vision renouvelée de l’humain. Spiritualisée, densifiée et comme en apesanteur, la chair sacralisée se détache pudiquement, et fièrement, de l’étendue. Elle règne en

 

plénitude. En infinitude.
La sagesse d’Asie étreint du dedans ses somptueuses nudités. Empreintes d’une autre pensée, quand c’est le corps qui déclenche des pensées, et oxygène au profond le mental. Les corps peints de Rina Maruyana, sur fond d’insondable espace, sont autant de repères d’âme, aux confins de tous les attendus charnels. Ses corps, toujours en position statuaire, sont en situation dominante. Ils règnent en majesté charnelle. Ils portent la contemplation jusqu’au bord aigu de l’infini. 
Le corps d’apparat est un corps factice, fabriqué de toutes pièces culturelles, imposé et dogmatique. Le corps maruyanesque est vécu, vital et habité. Il est demeure d’universelle humanité. Corporéité marquée d’abstraction sensuelle, et riche de chaude épaisseur vitale. Le corps d’apparence est fantôme d’éternité. Le corps peint des peintres est corps d’ultime résistance, corps d’indispensable vérité. Le corps des profondeurs n’a pas voix au chapitre léger des apparences. 
Le corps, distingué du paysage, incarne une sorte de rupture symbolique du cordon ombilical, la possibilité de vivre sans attache, dans l’autonomie d’une relation de maîtrise existentielle. Cette séparation première suppose la capacité d’accueil de l’altérité intracorporelle. L’artiste, comme le pharaon défunt s’auto-engendrait pour l’éternité de sa renaissance, recrée son corps par le processus de création, comme il recrée le paysage charnel de sa vie rêvée. 
L’oeuvre de Rina Maruyana démontre l’impérieuse nécessité du dépouillement pictural. Et le regard enfin s’abandonne à l’essentiel. »

Christian Noorbergen, le 26 juillet 2021

Critique d’art et conférencier