Andreea Talpeanu

 

Sa vie commence dans une petite ville de l’ouest de la Roumanie en 1982. Fortement marquée par les femmes de sa famille, elle apprend dès son enfance à tricoter, coudre et à apprécier le travail manuel. En 1997, pendant ses études à l’École Normale Pédagogique de Timisoara, elle décide de suivre une formation de mode afin de satisfaire ses aspirations au travail de création. 

 Admise à la Faculté d’Architecture de Timisoara, elle est cependant rapidement déçue par certaines raideurs idéologiques de l’enseignement qui y est prodigué et décide finalement de quitter la Roumanie pour aller poursuivre des études d’architectures à Paris à l’École Nationale Architecture à Paris Val de Seine. La première année, elle présente avec une collègue un projet au prix Wilmotte qui recevra la mention « projet remarqué ». Durant son cursus architectural, elle continue en autodidacte des travaux plastiques tandis qu’elle occupe un emploi alimentaire pour subvenir à ses besoins. Ses études aboutissent avec un Mémoire sur les caractères architecturaux dans le travail de James TURRELL, ce travail recevra les félicitations du jury.

En 2012, elle décida de présenter son travail artistique pour la première fois au collectif Boum Bang, cette rencontre, lui permis d’intégrer un projet avec Victor FERES où une robe en pneu défila au palais de Tokyo puis dans les collections de la Frac. La même année, le compositeur François RÈGIS (IRCAM) lui propose d’investir la rue Beauregard (75002 Paris) en collaboration avec l’artiste italien Stefano ALAIMO où l’on verra une vidéo projetée sur une sculpture d’Andreea. Par la suite en 2013, Andreea TALPEANU est invitée par la galerie londonienne Frameless pour participer dans le cadre de « Freaze Week Off » à une exposition collective où figurent des artistes comme Rita GROSSE-RUYKEN, Paul HAZELTON ou Charlotte CHARBONNEL.

En 2014, l’artiste expose durant une exposition itinérante de trois mois en Ile de France dans plusieurs endroits institutionnels avec des artistes de grands renoms comme ORLAN, Robert MAPPLETHORPE ou encore Daniel SPOERI.  Depuis, Andreea TALPEANU, vit et travaille à Paris et continue des collaborations.

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EXPOSITION 

Mutations :

 

Travaillant, avec la réalité comme matière, les sujets de recherche d’Andreea Talpeanu sont profondément enracinés dans l’hypermodernisme et donc dans la transformation du monde actuel. L’artiste crée des œuvres hybrides avec des vestiges, qui sont des reflets contemporains. Ainsi elle génère de nouveaux corps ou matières synthétiques pour un résultat organique.   

Ses œuvres présentées sous plusieurs séries, « Coagulations, Nus Hypermodernes, Hyperliens », etc… ne recherchent pas l’esthétique, mais l’essence même de la fusion des choses, qu’elles soient matérielles ou immatérielles. Son approche plastique n’est pas une interprétation d’un sujet contemporain et sa métaphore, mais la recherche même de la définition de ce que signifie le lien dans la société d’aujourd’hui.